Evidemment
Il y dans l’air
Un goût amer,
Un goût de poussière,
Peut-être même de la colère.
Des silences qui disent beaucoup,
Des mots au hasard qu’on avoue,
Questions qui ne tiennent
Pas debout
« Evidemment
On rit encore pour des bêtises
Comme des enfants
Mais pas comme avant ! »
On s’en rend compte
De la réalité.
Ce n’est pas tout à fait
Ce que nos parents
Nous racontaient,
Autrefois, pour nous protéger.
Evidemment
On a changé
Evidemment
Rien n’est comme avant.
Où sont cachés les fées
Et les dragons et les chevaliers
De notre enfance ?
Les princesses emprisonnées
Et les princes qui venaient les sauver ?
Où sont-ils passés ?
Quand on avait quatre ans
On pensait vivre pour
Toujours en harmonie
Profitant de la paix et des aventures.
Evidemment
Evidemment
À douze ans on croyait
Que le monde nous appartenait,
Evidemment,
À présent c’est différent !
Nous devons, combattre.
À quinze ans c’est différent.
Ce sont les amours
Et l’incertitude de l’avenir
Qui a pris place
Dans nos esprits.
À Présent,
C’est fatiguant
Et à quoi ça sert
De pourrir partout ?
Evidemment
Ils nous restent des souvenirs,
Et les blessures
Qui ne changent rien
Et qui changent tout.
Evidemment
On chante encore
Des musiques
Qu’on aimait tant
Mais pas comme avant.
Evidemment on a grandi
Mais « on rit encore pour
Des bêtises comme des enfants. »
Mais évidemment
Actuellement c’est différent.
Evidemment
Evidemment
On construit encore
Des châteaux, mais
Plus comme avant.
L’innocence a disparu,
Pour faire place
À des grands mots comme
Responsabilité,
Stress et maturité.
À vingt ans
On voit la vie autrement
On a grandi et mûri
Tant bien que mal.
Le monde ne nous appartient plus
Mais évidemment
On n’y est pas pour toujours. |  |
auteur : Helena Alarcao
âge : 18
années de français :
école : LTC
classe : t0cm1
professeur : monsieur Alain Hoffmann